Characteristics of phantom upper limb mobility encourage phantom-mobility-based prosthesis control
A. Touillet, L. Peultier-Celli, C. Nicol, N. Jarrassé, I. Loiret, N. Martinet, J. Paysant, J.B. De Graaf
IRR UGECAM Nord-Est, Nancy
Contexte
Face au développement de prothèses polydigitales, il existe un besoin croissant d'étendre les possibilités de contrôle myoélectrique ; les mouvements fantômes du membre (PLM), associés à des activations EMG spécifiques du moignon, représentent une voie prometteuse.
Résumé
Cette étude menée à l'IRR UGECAM Nord-Est décrit de façon quantitative les types, caractéristiques et facteurs d'influence des mouvements fantômes dans une large cohorte de 76 amputés du membre supérieur, montrant que la majorité disposent d'une mobilité fantôme diversifiée et entraînable.
L'équipe a interrogé 76 personnes amputées du membre supérieur sur leurs mouvements fantômes : quels types de mouvements, à quelle fréquence, et quels facteurs les influencent. Cinq patients ont ensuite suivi un entraînement quotidien pendant 1 à 2 mois.
76 amputés MS (trans-huméraux et trans-radiaux), entretien semi-dirigé sur les PLM. 13 types de PLM identifiés. 5 amputés trans-huméraux : entraînement quotidien PLM pendant 6 semaines. Cinématique via membre intact imitant les PLM. Tests de Mann-Whitney et Wilcoxon.
Trois quarts des patients produisent au moins un type de mouvement fantôme. L'entraînement améliore la vitesse et l'endurance des mouvements sans provoquer de douleur.
76% des patients avec PLM (83% parmi ceux avec membre fantôme). Aucun facteur (niveau, délai, douleur, prothèse) n'influence significativement les PLM (U=696, p>0,79). Après entraînement : augmentation des cycles (Z=2,023, p<0,05) et réduction durée de cycle (Z=2,023, p<0,05).
La préservation des représentations motrices du membre perdu, indépendamment du niveau d'amputation et du temps écoulé, est encourageante pour le développement de contrôles prothétiques intuitifs basés sur les PLM.