Le retour somatosensoriel résiduel joue un rôle déterminant dans la qualité des mouvements fantômes : les amputés trans-huméraux ont des PLM plus lents et plus fatigants que les amputés trans-radiaux.
Les PLM sont perçus comme plus lents et plus difficiles que les mouvements du membre intact ; l'effet du retour somatosensoriel altéré n'avait pas été testé en comparant les niveaux d'amputation.
En bref : Étude comparative des caractéristiques cinématiques des PLM chez 6 amputés trans-huméraux et 8 amputés trans-radiaux, montrant le rôle du feedback sensoriel dans la neuroplasticité motrice post-amputation.
Six amputés trans-huméraux et 8 amputés trans-radiaux ont réalisé des mouvements fantômes de la main et du poignet. La cinématique a été mesurée indirectement via le membre intact mimant les mouvements fantômes.
6 amputés trans-huméraux et 8 trans-radiaux. Cinématique des PLM via Cyberglove (main) et IMU (poignet) sur le membre intact imitant synchroniquement les PLM à vitesse confortable. Nombre de cycles, durée et vitesse mesurés pour chaque type de PLM.
Les amputés trans-huméraux exécutent paradoxalement mieux les mouvements fantômes que les trans-radiaux : plus de types de mouvements, plus de répétitions et une vitesse plus élevée.
Les trans-huméraux présentent un nombre plus élevé de types de PLM distincts, des répétitions plus nombreuses avant fatigue, une durée de cycle plus courte et une vitesse plus élevée que les trans-radiaux.
Ces différences confirment le rôle du retour somatosensoriel résiduel : plus celui-ci est altéré (trans-huméraux), plus les PLM sont paradoxalement facilités, possiblement par une moindre interférence sensorielle avec la commande motrice fantôme.