Chez les amputés transfémoraux, ni le pied ESAR ni le genou MPK ne s'adaptent suffisamment aux pentes, entraînant une surcharge de 40 % du membre controlatéral en montée.
La distribution du travail articulaire entre membre prothétique et membre controlatéral n'avait jamais été quantifiée pour les amputés transfémoraux en pente.
En bref : Comparaison de la distribution du travail mécanique lors de la marche sur terrain plat et en pente chez 12 amputés TF vs 17 sujets valides.
Douze amputés transfémoraux équipés d'un pied à restitution d'énergie et d'un genou à microprocesseur ont marché sur terrain plat et en pente (5% et 12%, montée et descente), en comparaison avec 17 personnes non amputées.
12 TF (pied ESAR + genou MPK) et 17 valides. Marche terrain plat, pentes 5% et 12% (montée/descente). Vicon 8i (100 Hz), 2 plateformes AMTI. Modèle 13 segments, 54 marqueurs. Puissances et travaux articulaires (cheville, genou, hanche) + ILM (Donelan). ANOVA mesures répétées 2×2 (membre × pente).
La cheville prothétique ne produit qu'un quart du travail de propulsion d'une cheville normale en montée. Le membre controlatéral compense en augmentant son effort de 40% par rapport aux non-amputés, ce qui pourrait user prématurément ses articulations.
Cheville prothétique en montée 12% : 0,11±0,03 J/kg vs cheville valide 0,49±0,13 J/kg (×4). Membre controlatéral : 1,32±0,23 J/kg (+40% vs valides). Genou MPK en descente : 0,45±0,16 J/kg absorption (vs 0,66±0,16 valides), 0 J/kg travail positif.
Le déficit de propulsion de la cheville prothétique ne peut pas être compensé par la hanche résiduelle (68% du travail normal), reportant toute la charge sur le membre controlatéral. Des solutions d'assistance motorisée cheville-genou sont nécessaires pour les TF.