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Publication IRR Pédiatrie et développement 2020 Étude Comparative

Toe walking in children with cerebral palsy: a possible functional role for the plantar flexors

C. Beyeart — IRR - Filière Pédiatrie
A retenir

L'action précoce des muscles fléchisseurs plantaires chez les enfants atteints de paralysie cérébrale pourrait jouer un rôle fonctionnel important pour l'équilibre, plutôt que d'être uniquement une conséquence pathologique de la spasticité

I Introduction

Troubles de la locomotion fréquents chez les enfants atteints de paralysie cérébrale.

En bref : Chez les enfants atteints de paralysie cérébrale, l'action des muscles fléchisseurs plantaires, qui décélèrent la dorsiflexion de la cheville, pourrait constituer un mécanisme compensatoire fonctionnel pour contrôler l'équilibre lors de la prise de poids, plutôt qu'une simple conséquence de la spasticité

M Méthode

Les chercheurs ont comparé la marche de 16 enfants atteints de paralysie cérébrale unilatérale avec celle de 14 enfants au développement typique, en analysant les forces et mouvements de la cheville pendant la marche.

Détails techniques

16 enfants PC unilatérale (GMFCS I-II, 6-12 ans) et 14 contrôles appariés. Analyse quantifiée de la marche (AQM) avec système optoélectronique et plateformes de force. Calcul des puissances articulaires de la cheville, du timing du contact initial et de l'activité EMG des fléchisseurs plantaires.

R Résultats

Les enfants avec PC marchent davantage sur la pointe des pieds du côté atteint. L'action des muscles du mollet arrive plus tôt dans le cycle de marche, ce qui suggère qu'ils jouent un rôle compensatoire pour freiner le corps lors de la prise d'appui.

Détails techniques

Le pic de puissance négative A1 de la cheville est significativement augmenté côté atteint (p<0,01). Le timing du contact initial en équin est corrélé à l'activité précoce du soléaire (r=0,72, p<0,01). La puissance positive A2 (propulsion) ne diffère pas significativement entre les groupes.

D Discussion

L'activité précoce des fléchisseurs plantaires pourrait constituer un mécanisme compensatoire fonctionnel pour contrôler la décélération du corps, plutôt qu'une simple conséquence de la spasticité. Cette perspective change l'approche thérapeutique : plutôt que de supprimer l'équinisme, il faudrait améliorer le contrôle postural du tronc.