Un coude prothétique automatiquement piloté par un modèle de coordination inter-articulaire réduit les compensations du tronc de plus de 75 % chez un amputé transhuméral.
Les amputés transhuméraux effectuent des mouvements décomposés avec de larges compensations du tronc pour compenser l'absence de contrôle naturel du coude.
En bref : Évaluation d'un contrôle automatique du coude prothétique basé sur les synergies épaule-coude, comparé au contrôle myoélectrique conventionnel chez un amputé transhuméral.
Un amputé trans-huméral a réalisé une tâche de pointage vers 18 cibles avec son coude prothétique contrôlé de deux façons : en mode myoélectrique classique et en mode automatique basé sur les mouvements naturels de l'épaule.
1 amputé trans-huméral gauche (34 ans). Tâche : pointage 18 cibles (9 × 2 distances). Mode ME (conventionnel) vs mode A (automatique par modèle RBFN entraîné sur 2 sujets sains). 2 IMUs mesurant l'épaule. Cinématique Vicon corps entier + 2 plateformes de force.
Le mode automatique a considérablement réduit les mouvements compensatoires du tronc (divisés par plus de 4), restaurant un comportement plus naturel, mais avec une précision moindre pour les cibles éloignées.
Trajectoire tronc : 170,2±56,2 mm (ME) vs 37,6±21,8 mm (A). Inclinaison tronc : 9,1±5,7° (ME) vs 3,1±2,6° (A). Élévation humérale : 7,1±3,9° (ME) vs 17,9±11,0° (A). Erreur précision : 41,5±18,3 mm (ME) vs 193,9±101,2 mm (A).
Le mode automatique restaure des mouvements synchrones épaule-coude mais sa précision est limitée par les contraintes mécaniques du socket qui réduisent l'amplitude des mouvements du moignon. Une adaptation du modèle aux cinématiques spécifiques des amputés est nécessaire.