Un coude prothétique automatique restaure une cinématique physiologique chez 6 amputés transhuméraux, avec un bénéfice plus marqué pour les prothèses ostéointégrées que les sockets.
Les études précédentes n'avaient testé que 1 à 3 participants ; cette étude étend l'évaluation à 6 amputés incluant des porteurs de prothèse ostéointégrée.
En bref : Évaluation sur 6 amputés transhuméraux (3 socket, 3 ostéointégrés) d'un contrôle automatique du coude par synergies épaule-coude, comparé au contrôle myoélectrique conventionnel.
Six amputés trans-huméraux (3 avec prothèse classique, 3 avec prothèse fixée directement dans l'os) ont testé un mode automatique du coude basé sur les mouvements naturels de l'épaule, comparé au mode myoélectrique habituel.
6 amputés TH (3 socket Nancy, 3 ostéointégrés Göteborg). Tâche : 18 cibles, ME-mode vs A-mode (RBFN entraîné sur 10 sujets sains/côté). 2 IMUs, Raspberry Pi 3. Capture mouvement Vicon/Codamotion 100 Hz. ANOVA mesures répétées (Mode × Target).
Les deux modes de contrôle permettent d'atteindre les cibles avec la même précision. Le mode automatique réduit la durée de tâche et restaure une coordination épaule-coude plus naturelle, surtout chez les patients avec prothèse ostéointégrée.
Erreur : 1,5±1,3 cm (ME) vs 1,7±1,8 cm (A) vs 1,4±1,9 cm (sains). Durée : 3,3±1,9 s (ME) vs 2,4±1,2 s (A). Amplitude coude : 17,1±19,7° (ME) vs 43,2±15,2° (A, p<0,05). Bénéfice compensations tronc plus net pour le groupe ostéointégré.
Le contrôle automatique est décrit comme intuitif par tous les participants. Le bénéfice plus marqué pour les ostéointégrés s'explique par leur plus grande liberté de mouvement du moignon, soulignant l'importance de l'interface prothétique.