Un entraînement quotidien des mouvements fantômes améliore la mobilité fantôme sans altérer les patterns EMG ni les performances de classification.
La mobilité fantôme est utilisée comme base du contrôle prothétique par reconnaissance de pattern, mais génère de la fatigue et manque d'endurance.
En bref : Étude de l'effet d'un protocole d'entraînement des mouvements fantômes à domicile sur 2 mois chez 6 amputés majeurs du membre supérieur.
Six amputés majeurs du membre supérieur ont suivi un programme d'entraînement quotidien de leurs mouvements fantômes à domicile pendant 2 mois, sans autre retour que leurs propres sensations. Les mouvements et signaux musculaires ont été mesurés avant et après.
6 amputés MS majeurs (4 TH, 1 TR, 1 désarticulation). Entraînement quotidien à domicile pendant 2 mois. CyberGlove II (main controlatérale) et 8-12 paires d'électrodes EMG. Indices : reproductibilité (RI-Kin, RI-EMG), fluidité (FI-Kin, FI-EMG), classification (CA, MED, IDNN).
Après 2 mois, les patients ont acquis de nouveaux mouvements fantômes, avec une vitesse doublée et une meilleure fluidité. Cependant, les performances de classification des signaux musculaires n'ont pas changé, suggérant que l'entraînement seul ne suffit pas pour le contrôle prothétique.
Nouveaux mouvements : 5/6 participants (p<0,03). Cycles avant fatigue : 6,3→10,0 (p<0,03). Durée cycles : 3,9s→1,8s (p<0,03). Fluidité cinématique : 0,7→0,9 (p<0,03). Classification EMG (CA, MED, IDNN) : pas de changement significatif. Fluidité EMG : 0,2→0,4 (p<0,05).
L'entraînement fantôme seul améliore la mobilité sans dégrader la classification EMG ni créer de confusion entre anciennes et nouvelles classes. Un feedback de classification serait nécessaire pour progresser sur l'axe du contrôle prothétique.