Trois amputés transhuméraux ont contrôlé intuitivement une main robotique polydigitale en temps réel en mobilisant uniquement leur membre fantôme, sans entraînement ni chirurgie.
Les amputés transhuméraux souhaitant contrôler une prothèse polydigitale n'ont actuellement comme alternatives que la chirurgie TMR ou un mapping indirect.
En bref : Démonstration du contrôle en temps réel d'une main robotique polydigitale par 3 amputés transhuméraux via leurs mouvements fantômes, avec un taux de succès de 78 % en moyenne.
Trois amputés trans-huméraux ont contrôlé en temps réel une main robotique polydigitale en réalisant des mouvements fantômes de leurs doigts et de leur main. Les signaux musculaires du moignon étaient décodés par un algorithme.
3 amputés trans-huméraux (33-77 ans), 12 paires d'électrodes sEMG sur les muscles résiduels. Classifieur LDA via BCI2000 en temps réel. Main robotique Prensilia IH2 Azzurra (5 DDL), déplacement 5° par détection. Test 1 : 9-12 mouvements complets. Test 2 : 4-6 mouvements préférés.
Les trois participants ont pu contrôler entre 5 et 8 mouvements différents de la main robotique, avec de meilleures performances sur leurs mouvements préférés. Même un patient de 77 ans a obtenu des résultats encourageants.
Test 1 (complet) : 57,1%-71,6% de reproduction correcte. Test 2 (préférés) : P2 passe de 57,1% à 92,3%, P3 de 63,2% à 75%. Moyenne globale : 78% de classification correcte. Effets de fatigue observés sur les mouvements peu pratiqués.
Le contrôle intuitif d'une main polydigitale par les PLM est faisable même chez des patients âgés ou amputés de longue date. Cette approche pourrait bénéficier aux patients avec plexus brachial atteint, difficiles à appareiller par les méthodes classiques.